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GREFFE RÉNALE EN ALGÉRIE

Mounira Amine-Seka - Alger (Le Soir) - Le 11 mars est la journée mondiale du rein et pour cela, la société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation, ainsi que l’Agence nationale des greffes ont organisé une journée médico-sociale à l’hôpital Frantz-Fanon de Blida, sous le haut patronage du ministère de la santé, de la population et de la Réforme hospitalière.

Un travail de l’équipe du CHU de Béni Messous, effectué entre 1983 et 1985 et présenté à la Conférence «Prospectives de la transplantation rénale en Algérie, le 13 avril 1985» montrait que moins de 5% des parents de dialysés étaient favorables au don d’un rein alors que plus de 60% l’étaient dans la population générale non concernée par les problèmes de dialyse. Si ce chiffre s’affichait il y a plus de trente ans, celui d’aujourd’hui est bien plus important, mais semble s’être inversé, au vu des affaires de trafic d’organes qu’observe le monde actuel. Dans ce cadre, M. Zebboudj, le vice-président de l’association des dons d’organes Biloba, a souligné que la majorité des organes transplantés viennent de donneurs vivants, apparentés aux patients. Il est vrai que les prélèvements d’organes, sur les personnes décédées, reste un sujet tabou dans notre société, puisque le sujet n’est pas ancré dans l’esprit collectif de la société. Un problème à résoudre via la communication et les campagnes de sensibilisation. Pour aider les adhérents à expliquer leur démarche aux leurs, l’association œuvre dans l’information, mais également dans l’aide au donneur à expliquer sa démarche, avant de lui délivrer une carte de donneur. Le Dr Boukhaloua, président de la Fédération nationale des insuffisants rénaux a expliqué que si l’Algérie enregistre plus de 18 000 malades dialysés, soit, 500 patients pour un million d’habitants, répartis sur plus de 300 centres publics de dialyse, le recours à la greffe reste encore au stade du balbutiement, même si la transplantation rénale a grimpé de 54%, passant de 120 transplantations en 2010 à 254 en 2015.
Combien même le recours aux soins reste un droit, il faut savoir que le traitement et les soins d’accompagnement restent d’un coût élevé qui menace les caisses de la Sécurité Sociale, souligne le Pr Hammouche et, c’est pourquoi, une révision de la gestion des dépenses pour les soins est indispensable, ainsi que l’établissement des prévisions, la collecte des données et statistiques, au vu du nombre d’insuffisants rénaux qui va crescendo. Ce qui sauve ou disons prolonge la vie de certains patients atteints de cette affection, ce sont les centres publics qui offrent les soins gratuitement, mais également les centres d’hémodialyse privés conventionnés avec la Cnas.
Le Dr Radhia Kraïba, directrice scientifique de l’ANG, a expliqué que l’Agence nationale des greffes est sur le point de ficeler le registre de la dialyse, en partenariat avec la Cnas, pour l’adopter et l’utiliser dans les centres publics. La greffe rénale est présentée comme le traitement de suppléance de l’insuffisance rénale chronique terminale le plus efficace et le moins coûteux. En 2015, l’hémodialyse a coûté 982 207,87 DA, contre seulement 562 094,88 DA, pour les transplantions.
Afin de convaincre les donneurs vivants, le département de communication de l’ANG s’occupe de toute la chaîne de l’opération. C'est-à-dire, du malade qui sera receveur de l’organe, au donneur, en passant par le staff médical et technique. Un dur labeur qui demande à ce que le corps médical s’en tienne fidèlement au serment d’Hippocrate.

 

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